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vendredi 16 mai 2008

Gestion des attentes

Dans un monde où Paris Hilton est la cible des paparazzis pour la moindre niaiserie, il n'est peut-être pas surprenant que nos clients, qui s'investissent corps et âme dans la réalisation de leurs projets, soient déçus quand leur nouvelle ne fait pas la Une de tous les quotidiens de la province et que le nom de leur entreprise ne monte pas aux lèvres des Derome de ce monde.

Mais leurs attentes sont parfois loin de ce qui est réalisable. Les campagnes de notoriété prennent du temps. La crédibilité ne se gagne pas du jour au lendemain.

Comment bien gérer les attentes de nos clients?

On penserait que la franchise et que la mise en garde suffirait pour calmer les ardeurs et mettre les choses en bonne perspective.

Et lorsqu'ils semblent bien comprendre mais demeurent quand même déçus quand leur nouvelle ne prend pas plus d'importance que le décès du pape au Téléjournal? (Je vous jure, ça m'est arrivé). Eh bien à ce moment là, j'avoue que je baisse les bras. Quoi dire à un client dont les attentes demeurent irréalistes? Ou, ce qui semble encore pire, se plaint d'une présence et une couverture médiatique qui aurait ravie n'importe quel autre client?

Grunig et Langdon ont peut-être une partie de la réponse. Selon Pierre Bouchard:
Scott Langdon propose de s’éloigner de l’évaluation de la production pour se concentrer sur les changements de comportements des publics ciblés. Scott utilise la formule : From output to behavioral outcome.
Si vous avez des trucs à partager pour affronter cette réalité qui semble grandissante, j'apprécierais vos commentaires.

dimanche 13 avril 2008

Ces communiqués qui vont directement aux poubelles

Stéphane Guérin, consultant en e-business et marketing Internet, tient Le techno-blogue à Steph et a aussi lancé Tout le monde en blogue, un palmarès des blogues francophones.

Un récent billet m'a interpellé : Aux poubelles les communiqués de presse.

À lire.


Citation du jour : C’est comme recevoir des circulaires alors que l’on a le collant « pas de circulaire svp » sur notre boite aux lettres.

lundi 4 février 2008

Marketwire: Social Media 2.0

Marketwire (anciennement CCN Matthews) était le premier fil de presse canadien à s'aventurer dans le monde des médias sociaux, il y a peut-être un an. À l'époque, ils avaient fait la gaffe d'envoyer, de façon proactive, les communiqués de presse de leurs clients vers des sites comme Digg et del.icio.us. Ils ont rapidement corrigé leur tir et, depuis plusieurs mois déjà, nous avons la possibilité d'ajouter des boutons en bas de communiqué afin de faciliter leur récupération par les membres de sites de partage.

La même compagnie annonce aujourd'hui (sur leur site anglais uniquement) le lancement d'un nouveau produit développé 'après plus d'un an de recherche auprès de clients, experts et journalistes' :

Marketwire Unveils Social Media 2.0: Industry's Most Authentic Social Media Product

Exclusive features include:
- Comment box and online newsroom
- In-release performance statistics on search engine cataloging
- Distribution to YouTube, iTunes, Second Life, Pheedo™, Photobucket and Twitter
- Facebook® tags
- Custom RSS feeds
- Trackbacks for easy monitoring of online performance
- Search engine, Technorati™ and Digg™ results
- Embedded 500-character audio summary headline
- Distribution to more than 1,200 in-network geographically targeted websites

Additional Social Media 2.0 features include:
- Newsroom integration
- 50 social tagging options
- Multiple social video and photo hosting options
- Permalinks
- Keyword cloud navigation
- Downstream distribution to more than 1,000 websites and online news destinations

Je suis très intéressée à savoir ce que Brian Solis en pense. Vous trouverez ses commentaires au sujet de l'achat de PRNN par Marketwire au mois d'août dernier et la réponse du VP de Marketwire, Thom Brodeur, ici.

Un petit extrait :

I have been saying for quite sometime, that just because you add links to del.icio.us, flickr, and RSS feeds, all strung together by bullets and a selection of quotes, and throw it on a wire, doesn't mean that you've created a Social Media Release.

Pour ma part, je vais analyser de près avant de me faire une idée. J'avoue que ceci m'inquiète un peu : Downstream distribution to more than 1,000 websites and online news destinations. Reviendraient-ils aux erreurs du passé? Je présume que non, mais ça reste à valider. Les médias sociaux sont, avant tout, un dialogue. Et pas du spam.

En même temps, je suis encouragée par le fait que nos fournisseurs se penchent également sur l'évolution de notre industrie.

Et alors, Marketwire? Vous voulez dialoguer? Sentez-vous libre de commenter ce billet.

jeudi 17 janvier 2008

3e mardi | Third Tuesday Montréal

Et c'est parti!

Je suis heureuse d'annoncer que les activités promotionnelles de 3e mardi / Third Tuesday Montréal ont été lancées aujourd'hui dans Facebook et Upcoming.org ici et ici.

Un peu comme les salons d'autrefois, 3e mardi / Third Tuesday Montréal permet à la communauté montréalaise des communications (relations publiques et marketing) de se rassembler dans un environnement décontracté afin de discuter des nouveaux enjeux reliés aux médias sociaux. La présence d'un expert-conférencier servira à alimenter la discussion.

À l'affiche:

mardi 19 février : Mylène Forget & Mitch Joel

Pourquoi les médias sociaux

Conseils pour les professionnels en relations publiques et marketing cherchant à naviguer la vague plutôt que d'être écrasés par le Web 2.0.


Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires
Martin Lessard expliquera les raisons de l’influence des blogueurs et ses mécanismes à l’oeuvre, comment la qualité émerge de la blogosphère et pourquoi cette dernière s’est forgée de toute pièce une légitimité auprès de son public.

Claude Malaison expliquera comment les blogues, en plus de déclencher le partage de connaissances et d'expertise, permettent l'articulation et l'organisation des idées, développent et maintiennent les expertises, humanisent l'entreprise, génèrent la communication et favorisent une plus grande appartenance.

Marc Snyder mettra l’emphase sur ce que signifie le fait que les blogues et les médias sociaux sont la première opportunité pour les consommateurs de retourner le paradigme des communications à 180° en ce que les consommateurs/membres/usagers/électeurs peuvent enfin communiquer directement avec les entreprises/associations/organismes/politiciens.

Ces activités gratuites ne pourraient pas avoir lieu sans l'appui de CNW Telbec (partenaire principal), K3 Média et 76design.

Un grand merci aux membres bénévoles du comité organisateur qui ont généreusement accepté mon invitation avec grand enthousiasme et qui nous prêtent conseil et expertise depuis maintenant trois mois. Sans eux, ce lancement aurait été impossible:

Nicolas Cossette
Carmelle Dion
Isolde Legare

L'activité de mardi dernier m'a permis d'échanger avec mes pairs d'une façon qui était quasi impossible il y a un an. Je souhaite que la discussion se poursuive de façon dynamique dans le cadre de 3e mardi / Third Tuesday Montréal.

Merci à Joe Thornley, qui nous sert de mentor et d'inspiration.

Au plaisir de vous y voir!

dimanche 13 janvier 2008

Billet du jour : Top 10 tips for launching an online press release

Saviez-vous que Google News/Actualité n'est pas friand de titres de communiqués qui dépassent 22 mots/70 caractères?

Billet à lire, absolument, si vous désirez améliorer votre stratégie rédactionnelle. Nous n'écrivons plus seulement pour les médias traditionnels. Si nous voulons bien servir les intérêts de nos clients, nous devons trouver moyen d'attirer non seulement l'attention des journalistes, mais également du fameux Googlebot. C'est une question d'aller chercher la meilleure visibilité possible tout en facilitant la vie des journalistes et de notre public cible.

Honnêtement, j'imagine que les journalistes seraient probablement bien d'accord avec Googlebot sur plein de points. Des titres qui s'éternisent ou qui ne veulent rien dire ne plaisent à personne. Des communiqués de plus de 800 mots qui contiennent de l'information superflue alourdissent le message inutilement.

Poursuivez votre lecture ici, afin de mieux comprendre la pertinence de l'outil Google Trends.

mardi 30 octobre 2007

Chris Anderson saute une coche : à l'abris, collègues!

Aie, aie. Les drapeaux de notre industrie tombent en berne quand un blogueur influent, qui est également rédacteur en chef d'une revue d'envergure s'attaque à la profession des relations publiques ... ou du moins à certains de ses pratiques et practiciens.

Chris Anderson, qui était récemment de passage à Montréal dans le cadre des conférences Infopresse, se dit loin d'être impressionné par la quantité de pourriels qu'il reçoit de la part de professionnels en relations publiques qui ciblent mal et qui lui acheminent des communiqués pas rapport.

J'ai bien peur que pour la centaine de relationnistes qui se voient mis à l'Index infernal de M. Anderson, le Long Tail sera effectivement très, très long.

C'est certain que j'aurais préféré que M. Anderson adopte l'approche plus délicate prônée par Tod Maffin, journaliste du CBC qui prend le temps de corriger ceux qui ciblent mal, explications à l'appui, mais j'avoue que ça doit exiger une patience d'ange.

Le billet en question, ici.

Et, pour vous consoler (car il faut rire pour ne pas pleurer), vous êtes en bonne compagnie, chers collègues bannis, car d'autres illustres ont déjà été mis à un Index encore plus influent que celui de M. Anderson :

Le principe d'une liste de livres interdits a été adopté au concile de Latran en 1515, puis confirmé par le concile de Trente en 1546. La première édition de l'Index (Index Librorum Prohibitorum) date de 1557 publiée par le pape Paul IV. La 32ème édition, publiée en 1948 comporte 4000 titres. L'Index est supprimé en 1966 (1963 selon Pena-Ruiz).

Par ordre chronologique, voici une liste d'auteurs francophones ayant eu l’insigne privilège d'être mis à l'Index. (oc = oeuvres complètes):

Rabelais (oc), Montaigne (Essais), Descartes (Méditations Métaphysiques et 6 autres livres, 1948), La Fontaine (Contes et Nouvelles), Pascal (Pensées), Montesquieu (Lettres Persanes, 1948), Voltaire (Lettres philosophiques ; Histoire des croisades ; Cantiques des Cantiques), Rousseau (Du Contrat Social ; La Nouvelle Héloïse), Diderot (oc, Encyclopédie), Helvétius (De l'Esprit ; De l'homme, de ses facultés intellectuelles et de son éducation)Casanova (Mémoires), Sade (Justine, Juliette), Mme De Staël (Corinne ou l'Italie), Stendhal (Le Rouge et le noir), Balzac (oc), Hugo (Notre Dame de Paris ; Les Misérables jusqu'en 1959), Flaubert (Mme Bovary)*

... et j'en passe.

Consolez-vous : vous pourrez vous racheter en utilisant une nouvelle adresse courriel afin de faire votre méa culpa.